Trauma et EMDR

Deux nouveaux dossiers de psychologie sur le traumatisme et l’EMDR

Vous trouverez deux nouveaux dossiers intimement liés sur les traumatismes et l’EMDR dans les liens indiqués ci-dessous et qui renvoient à l’onglet “Dossiers” du site.

Le premier dossier “L’état de stress post-traumatique (ESPT)” définit différents traumatismes et plus particulièrement l’ESPT, qui survient après un événement durant lequel la vie du sujet ou celle d’un proche a été mise en péril. Est expliqué comment après un stress aigu apparaît une série de symptômes tels que les reviviscences, les évitements, la perturbation des réactions, et dans certains cas une dissociation (déréalisation, dépersonnalisation).

Le deuxième dossier “Comprendre et soigner les traumatismes par l’EMDR” s’attache à expliquer les mécanismes neurologiques du traumatisme en se penchant sur le rôle de l’amygdale qui, dans le cerveau émotionnel, débranche le cortex préfrontal en cas de danger. Ce mécanisme de survie qui devient pathologique s’il persiste une fois le danger révolu, comme c’est le cas dans le cadre de l’ESPT. L’EMDR est alors présenté, c’est une psychothérapie qui consiste à inviter le patient à se remémorer mentalement la situation traumatisante tout en produisant une stimulation bilatérale alternée, le patient doit alors laisser se dérouler ses associations mentales sans chercher à contrôler ce qui lui vient. Plusieurs études démontrent que ce processus permet une amélioration chez les patients en leur permettant de digérer des souvenirs traumatiques en établissant une connexion inédite entre les souvenirs perturbants et le réseau de mémoire situé dans leur cortex préfrontal.

Joffrey Romon – Psychologue – Toulouse

Informations : Les documents contenus sur ce site ne peuvent être copiés et diffusés qu’aux conditions suivantes:

1. Tout texte doit être reproduit sans aucune modification et toutes les pages doivent être incluses.

2. Chaque page doit contenir la mention Copyright , mais aussi toutes les autres mentions de protection qui peuvent être mentionnées.

3. Ce document ne doit pas être utilisé dans un but lucratif.

http://toulouse-psycho.fr/

Reprendre confiance en soi

La confiance en soi se décide-t-elle ?

La confiance en soi renvoie aux croyances que l’on entretient sur nos compétences. Elle peut être également envisagée comme un processus de décision. Particulièrement pour les compétences qui n’ont jamais été mises à l’épreuve. Lorsque l’on questionne une personne, ou si celle-ci se demande en son for intérieur, si elle est capable de faire un nouveau travail ou de faire et élever un premier enfant, elle se trouve alors devant un choix.

Sous-estimer sa capacité peut être décidé pour, en cas d’échec, de ne pas (se) décevoir soi, ni subir des reproches. Des justifications rationnelles peuvent subtilement éluder de la conscience la peur du jugement, invoquant le désir d’être et de paraître humble, ce qui en apparence répond à certaines valeurs. Néanmoins, elles n’effacent pas la peur du jugement. Au contraire, au regard des renoncements qu’implique ce fonctionnement, plus rares sont les occasions saisies pour s’habituer à cette peur du jugement et à une dose d’inconnu. Et lorsqu’une occasion est saisie, entretenir un discours intérieur négatif sur sa capacité provoque un excès d’anxiété qui réduit la capacité et donc les chances de succès. De surcroît, fonctionner ainsi engendre peu à peu un sentiment d’injustice et une forme de jalousie « La modestie, l’humilité, ça ne paye pas dans cette société ! C’est toujours ceux qui se mettent en avant qui réussissent !  C’est injuste ».

 Face à une telle attitude, on peut éprouver de l’empathie mais aussi une gène, si l’on ressent que quelque chose d’autre expliquerait mieux cette détresse que les valeurs invoquées. Même si la société est souvent injuste, ce fonctionnement reste le premier ennemi des personnes qui l’adoptent. Il peut même entraîner un effondrement vers un épisode dépressif caractérisé par un discours négatif sur soi, sur le monde, et sur l’avenir. C’est parfois à ce moment qu’une personne se décide à consulter.

En tant que psychologue, j’ai souvent eu à accompagner, dans mon cabinet à Toulouse, des personnes qui présentaient ce fonctionnement. L’expérience en  thérapie de la confiance en soi m’a montré qu’il est possible de les accompagner dans une décision qui consiste à réfléchir différemment, cela demande un certain entraînement, des efforts réguliers et durables. Il importe aussi de remettre en question les justifications rationnelles invoquées pour renoncer. La confiance en soi commence progressivement lorsque seul, dans son for intérieur, une personne se décide à penser « je vais essayer, il se peut que j’en sois capable ».

Encore faut-il y croire, une argumentation permettant d’étayer cette décision est alors profitable. Il s’agit par exemple d’examiner l’idée selon laquelle personne ne peut être sûr, avant d’avoir essayé, qu’il sera incapable de faire quelque chose de nouveau. Par ailleurs, si l’on ne savait faire que ce que l’on a déjà fait, les humains n’auraient jamais tant évolué. De surcroît, se dire que l’on est capable de réussir a tendance à améliorer les capacités, et augmente les chances de réussir. Il est donc très utile de décider d’avoir confiance en soi. Même dans le doute. Pour ce qui est du rapport aux autres, les gens sont souvent rassurés par la confiance en soi, tant qu’elle ne devient pas excessive, simplement le fait d’être en mesure de dire « Je ne l’ai jamais fait, mais je devrais pouvoir y arriver » permet à l’autre d’entendre que la réussite est envisagée. Parfois les gens ont besoin de l’entendre pour sentir qu’ils peuvent commencer à avoir confiance en quelqu’un.

Joffrey Romon – Psychologue – Toulouse

Informations : Les documents contenus sur ce site ne peuvent être copiés et diffusés qu’aux conditions suivantes:

1. Tout texte doit être reproduit sans aucune modification et toutes les pages doivent être incluses.

2. Chaque page doit contenir la mention Copyright , mais aussi toutes les autres mentions de protection qui peuvent être mentionnées.

3. Ce document ne doit pas être utilisé dans un but lucratif.

http://toulouse-psycho.fr/

Se parler à la troisième personne

Un dialogue interne apaisant ?

Il faut toujours prendre un peu de recul sur les études récentes, car leurs résultats s’accompagnent souvent de théories explicatives qui ne sont que des hypothèses, mais aussi parce que les applications thérapeutiques sont parfois inconcevables, ou au minimum, pas évidentes. Comme dans cette étude étude.

Ce qui est prouvé dans cette étude, c’est que s’évoquer un souvenir douloureux à la troisième personne, et non à la première, comme on le fait habituellement dans notre dialogue interne, atténue l’activité de la partie du cerveau liée aux émotions négatives (ici autour du cortex préfontal médian). Cela signifie se parler à soi-même en se disant «il» au lieu de «je», pour se parler de soi. C’est une découverte assez étonnante, rendue possible par les nouvelles méthodes d’imagerie cérébrale. 


Avec beaucoup d’humour, Michel Cymes emploie la troisième personne à haute voix pour parler de lui-même, ce qui peut paraître narcissique, ou mégalomane, mais cela est intentionnel, et nous permet de sourire à l’évocation de cette découverte.


Ce qui semble se produire lors de cet exercice, c’est qu’insidieusement, nous nous mettons à nous percevoir de l’extérieur. Ceci implique une distanciation qui pourrait s’appliquer à la souffrance qui s’en trouverait atténuée. De surcroît peut apparaître une empathie, puisqu’il s’agit d’un autre en souffrance, une empathie qu’on ne s’accorde pas forcément à soi-même, lorsqu’on souffre.

Alors bien sûr, il n’est pas raisonnable de penser à soi en permanence, dans son dialogue interne, à la troisième personne. C’est là que les applications issues de cette découverte en neurosciences s’avèrent limitées. Simplement on peut à certains moment de souffrance, s’imaginer soi, comme un autre que l’on voit souffrir, afin de prendre de la distance, ou de cultiver à son égard une empathie qu’on ne s’accorde pas habituellement.

Cet exercice rappelle une méthode de psychothérapie appelée “reparentage”. Cette technique consiste, pour un psychologue, à inviter le patient, à s’imaginer l’enfant qu’il était, le visualiser pour ensuite lui parler de façon bienveillante, ou protectrice. Il s’agit alors de s’adresser à son enfant intérieur. Cette méthode a pour objectif de pallier des carences affectives venant de l’enfance, mais aussi de soigner des traumatismes infantiles. C’est un outil qui peut donc être particulièrement utile, auprès de personnes ayant vécu une enfance difficile.

Joffrey Romon – Psychologue – Toulouse

Informations : Les documents contenus sur ce site ne peuvent être copiés et diffusés qu’aux conditions suivantes:

1. Tout texte doit être reproduit sans aucune modification et toutes les pages doivent être incluses.

2. Chaque page doit contenir la mention Copyright , mais aussi toutes les autres mentions de protection qui peuvent être mentionnées.

3. Ce document ne doit pas être utilisé dans un but lucratif.

http://toulouse-psycho.fr/